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Recevant l’OFFP à Grand Alépé /Géneviève Bro Grébé : «Je suis revenue en pleine forme»

Recevant l’OFFP à Grand Alépé /Géneviève Bro Grébé : «Je suis revenue en pleine forme» notrevoie.com

Les militantes du Front populaire ivoirien de la commune de Yopougon se sont rendues massivement à Grand Alépé, département d’Alépé, le vendredi 30 août dernier.

A bord de cinq cars de transport et de voitures particulières, elles ont été rejointes par d’autres militants partis de l’ex- QG de campagne de Gbagbo à Abidjan-Attoban à bord d’un car de 70 places ainsi que de nombreuses militantes venues des autres communes d’Abidjan et de Dabou. Les hommes ont également marqué leur présence aux côtés de l’OFfpi. L’ambassadeur Koné Boubacar, ancien directeur du protocole d’Etat sous le Président Gbagbo et l’ex-ministre Ettien Amoikon, eux-mêmes anciens prisonniers politiques du régime Ouattara, sont allés vivre l’évènement au son de la fanfare d’Abobo-Baoulé.

De l’entrée du village, la marée humaine des militants du Fpi et la population locale a marché sur un trajet de près de 2 km. Dansant et chantant jusqu’au au domicile de Géneviève Bro-Grébé. La tête rasée et comme toujours munie de son écharpe orange-blanc-vert et vêtue élégamment d’un beau costume blanc, toute souriante, Mme Bro-Grébé s’est jetée dans les bras de ses visiteurs allés lui manifester leur fraternité et leur solidarité. Elle respirait la grande forme. La preuve que la torture ne l’a pas anéantie. Les chants religieux sont entonnés pour s’en remettre à Dieu qui a su préserver la vie des ex-prisonniers politiques.

Géneviève, la terreur de Ouattara

« Nous ne sommes pas venues les bras chargés. Mais nous sommes ici pour saluer notre sœur Géneviève Bro Grébé, la terreur d’Alassane Ouattara », a indiqué l’ancienne maire d’Agou, Agnès Monnet, au nom de la délégation de l’OFfpi. Avant d’ajouter : « Nous sommes venues lui témoigner notre amour. Nous sommes venus prier avec elle pour que la porte qui s’est ouverte, soit encore grandement ouverte pour Simone Gbagbo, Laurent Gbagbo et pour tous les autres ». La porte-parole de l’OFfpi a ajouté que « le combat de Geneviève, c’est la vérité et la justice. C’est ceux qui n’aiment pas la vérité qui lui en veulent ».

Imprégnée de la culture Attié, Agnès Monnet lui met du kaolin pour la lever de toute souillure. Elle lui remet 2 gros coqs blancs, un plateau d’œufs, de la boisson et des pagnes au nom de l’OFfpi.
Précédant Agnès Monnet, le chef de famille, Agban Aboa, a fait la libation. Il a déclaré que la graine qui a été semée n’a pas pourri sous la terre. Mais elle a germé pour donner vie à une plante. « On ne sait comment, cette graine s’est retrouvée sous l’eau sans être mangée par les poissons et elle nous est revenue », a-t-il imagé pour parler de celle qui est au centre de la cérémonie.

Géneviève Bro Grébé parle…

« J’étais en vacance pour 2 ans et 4 mois. Vous m’avez soutenue sur tous les plans. Je suis revenue des vacances en pleine forme, et je marche normalement sur mes talons. Nous étions sous les bombes le 11 avril 2011. Ce n’était pas évident d’en sortir vivant. C’est un miracle de Dieu. Ceux qui ont les yeux, voient que Dieu est en train d’agir. Si Dieu a agi pour moi, il agira encore plus pour les autres prisonniers ». Parlant de miracle, Adèle Dédi Tapé, ancienne maire d’Issia et ex- prisonnière politique a révélé : « arrivée au Golf à bord d’un gros camion au milieu des rebelles nombreux comme des magnans, j’ai vu Géneviève tomber dudit camion par la faute d’un chef rebelle. Elle a été sauvagement battue et piétinée ».

« C’est la prison qui
est provisoire et non la liberté »

Koné Boubakar a ajouté qu’ils étaient six. Géneviève Bro-Grébé, le général Dogbo Blé, Kuyo Téa, Sangaré Abou Drahamane, Jean Jacques Béchio et lui-même, embarqués pour être conduits, tard la nuit, à Katiola. Il dira que seul Dogbo Blé a été ensuite conduit ailleurs. « Nous étions dans une maison très sale, avec des scorpions, des serpents où on nous présentait comme les tueurs à la solde de Gbagbo. Après nous avons été conduits à la prison civile de Katiola où, nous étions cinq, le 8 août, les seuls prisonniers dans cette grande prison. Bro-Grébé, c’est le courage fait femme ».

Pour Koné Boubacar, la liberté provisoire dont on parle est tout simplement une absurdité. « Nous ne sommes pas en liberté provisoire. C’est la prison qui est provisoire. Car l’homme nait toujours libre. Donc si on nait avec la liberté, elle est un acquis d’office et ne peut pas être provisoire ».

« Géneviève, rejoins-nous dans le combat. Nous n’avons pas encore fini. Les autres ne sont pas encore libérés. Nous n’avons pas encore fini le combat pour la démocratisation et la libération de la Côte d’Ivoire. Nous sommes venues te voir dans ton village. Parce que chaque Ivoirien a un village. Quand on nait, on a un village. La Côte d’Ivoire est notre pays. Nous n’allons jamais abdiquer. Geneviève, nous sommes venues te chercher pour reprendre la lutte là nous l’avons laissée le 11 avril 2011. La Côte d’Ivoire est devenue un théâtre des armes et nous avons mal au cœur », a plaidé Marie-Odette Lorougnon, secrétaire nationale de l’OFfpi.

Benjamin Koré Envoyé spécial à Grand Alépé

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