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MAIRIE D’ABOBO/ UN OPERATEUR ECONOMIQUE ACCUSE LE DIR.CAB DE L’AVOIR EXPROPRIE DE SES TOILETTES PUBLIQUES. 

MAIRIE D’ABOBO/ UN OPERATEUR ECONOMIQUE ACCUSE LE DIR.CAB DE L’AVOIR EXPROPRIE DE SES TOILETTES PUBLIQUES.  monsaphir.tv

 

A Abobo, dans le milieu des opérateurs économiques, c’est la consternation après l’éclatement de cette affaire que l’on qualifie de ‘’scandale des toilettes publiques’’ et qui met sur la sellette, la justice ivoirienne et des personnalités importantes ; l’ex- maire Koné Gogé, l’opérateur économique Moustapha Aïdar (patron de l’entreprise de construction  EIB), Bamba Amara  (le directeur de cabinet du maire Adama Tounkara) et la ministre Jeanne Pemmonh. Un opérateur économique dépossédé de son business dans des circonstances troubles les accuse.

 

L’infortuné, Noufé Kpékpé Noël,  initiateur de ces toilettes publiques dans un immeuble jouxtant le marché de la gare ne sait plus à quel saint se vouer. Il vit depuis plusieurs mois amputé de son unique source de revenu. Aujourd’hui totalement réduit à la pauvreté, il a frappé sans succès à toutes les portes, comme si le sort s’abattait contre lui. En désespoir de cause, Noufé Noël a décidé de se jeter à l’eau et crier sa mésaventure sur tous les toits ; une situation qui apparait aux yeux de ses collègues commerçants comme une grave injustice.

LE MAIRE VEND ET RACHETE. LA MAIRIE DIT NIET !

Pour comprendre cette affaire, remontons à son origine en novembre 2011.

Noufé Kpékpé Noël qui vendait des ignames veut mener une activité plus stable. Comme de nombreux autres commerçants, il signe un contrat de bail commercial avec Aïdar Moustapha patron de la société EIB qui a construit des magasins à la nouvelle gare d’Abobo (mairie). Ce bail lui aurait couté 1,5 million de francs.

Par la suite, avec l’accord du bailleur Aïdar, il transforme son magasin en toilettes publiques. Il évalue ses investissements à 3,5 millions. Tout semble baigner dans l’huile puisque, selon lui, il réalise entre 10 et 15 mille francs de chiffre d’affaire par jour, pour un loyer mensuel de 50.000f.

Mais les problèmes arrivent. C’est qu’Aidar n’est pas le propriétaire du terrain sur lequel il a bâti ces magasins. Depuis 2000, il avait un contrat BOT avec la mairie d’Abobo qui l’autorisait à construire ces immeubles sur fonds propres et à les exploiter pendant 15 ans, aux termes desquels lesdits magasins devraient être rétrocédés au domaine public. 

Quand Adama Tounkara arrive aux affaires, son directeur de cabinet Bamba Amara qui  estime le budget de la mairie faible s’engage à répertorier toutes les sources potentielles de revenus, afin de renflouer les caisses municipales. C’est donc pour quoi Me Touré Katia huissier de justice est requis par la direction financière de la mairie d’Abobo pour informer les locataires. 

Le courrier en référence 97/MAB/SG/SF datant du 6 mai 2013 instruit ces derniers de régler désormais les loyers à la régie des recettes de la mairie. Suite à cette note le 21 juin en prévision des loyers du mois sert même un avis de paiement. « J’ai approché Aïdar pour être rassuré et il m’a confirmé que désormais c’est à la mairie que je devrais effectivement payer, raconte Noufé. Mais, curieusement, au moment où je m’attèle à m’exécuter l’ancien maire Koné Gogé ressurgit pour exiger que je lui paie le loyer au détriment de la régie de la mairie ». Le prétexte de l’ex-maire serait que des années auparavant, il aurait racheté ce magasin pour sa parente Fofana Fatou.

TOILETTES PUBLIQUES Abobo 02

Noufé Noel prend attache avec la mairie d’Abobo qui aurait demandé à monsieur Koné de cesser de troubler sa jouissance de ce magasin qui lui est désormais rétrocédé conformément  au contrat BOT avec Aïdar.  Et ce afin de prévenir tout désagrément irréparable. L’accalmie revient et Noufé croit que le débat est clos ! Il sera surpris de revoir l’ex-maire initier une procédure d’expulsion à son encontre. Il saisit la mairie des faits. Celle-ci lui remet un courrier à l’attention du juge en charge de la procédure dans lequel l’institution confirme que le magasin querellé n’appartient pas à dame Fofana Fatou comme Koné Gogé veut le faire croire, mais plutôt exclusivement à la mairie. Et de surcroît, il fait partie du domaine public.

LES IMBROGLIOS JURIDIQUES QUI TROUBLENT LES CITOYENS

Mais le juge ne convoque pas le locataire pour l’entendre.

L’audience se déroule à l’insu de celui-ci qui ne peut par conséquent présenter la missive municipal qui l’accrédite. Et le juge apprécie mal la cause pour rendre un jugement contradictoire au préjudice de Noufé Noël sous le n° RG 1548/2013 du 06/12/2013. Estimant que les irrégularités du procès ne lui ont pas permis de défendre sa cause, Noufé Noel saisit alors la cour suprême pour casser cette décision.  La cour suprême reconnait que dame Fofana Fatou (la protégée de Koné Gogé) n’a pas la qualité pour agir en expulsion contre Noufé Noël cependant que ce moyen de défense n’ayant pas été soulevé en première instance, elle ne peut pas en tenir compte. Le locataire retourne donc vers la mairie d’Abobo qui maintient toujours ne reconnaitre que lui seul comme locataire. Cependant elle ne fait rien pour l’aider à rentrer dans ses droits. Alors Noufé saisit le ministre d’état ministre de l’intérieur. Le ministre invite la mairie d’Abobo à prendre toutes les dispositions pour rétablir le requérant dans ses droits.

TOILETTES PUBLIQUES Abobo 03

Mais alors que le pauvre homme s’attend à être rétabli, il est surpris de constater que ses installations sont simplement et purement détruites. En lieu et place l’on crée un magasin de friperie. Et pourtant à son humble avis, la situation ne dépendait plus que de Bamba Amara, le directeur de cabinet du maire Tounkara. Selon lui, ce dernier lui aurait proposé de lui rembourser son bail commercial qui est de 1,5 million de francs. Pourquoi ? la question reste sans réponse.

Enquête réalisée par LCD

LA REACTION DE BAMBA AMARA (directeur de cabinet du maire Adama Tounkara) : NOUS VOULONS PLUTOT L’AIDER MAIS NOUS NE DISPOSONS PAS D’ARGUMENT JURIDIQUE

Nous avions envoyé des courriers à tous ceux qui occupent les magasins construits par Aïdar parce que pour une construction en BOT cela faisait plus de 15 ans qu’ils étaient là.

Nous devrions repréciser les choses vu que ces magasins devraient revenir dans le domaine public. Je n’ai malheureusement eu qu’un avenant du contrat entre Koné Gogé en sa qualité de maire et Aïdar. Mes investigations pour retrouver l’original de BOT sont restées vaines. Dans cet avenant, madame Peumond qui assurait l’intérim du maire parti en exil  à la faveur de la crise de 2002, avait prolongé le contrat jusqu’en 2020 je crois. J’ignore pourquoi. Mais cela constituait un handicap juridique pour l’action en rétrocession desdits immeubles que nous envisagions.

Lorsque nous avons constaté cela, j’ai convoqué tous les autres commerçants voisins de Noufé pour les informer et nous avons sursit à notre décision. Nous leur avons dit donc de continuer à payer à Aïdar jusqu’à ce que nous les rappelions. C’est par la suite que j’ai reçu Noufé qui m’a saisi de ce que la femme de Koné Gogé revendiquait la propriété de l’espace qu’il occupe. Je lui ai dit que si elle le prouve par des documents, il n’avait  qu’à s’accommoder. Il s’est mis alors à m’expliquer que ce lieu étant un marécage avant qu’il n’y emménage, ca ne pouvait appartenir à quelqu’un. Et que le ministère de la construction lui aurait confirmé cela. Mais ne rentrons pas dans ces considérations.

Pour ne pas avoir de problèmes je m’en tiens aux documents officiels. J’ai donc voulu faire la médiation.

Logiquement s’il payait à Aïdar et qu’on lui dit maintenant de payer à Koné Gogé ou à la mairie, en quoi cela devrait-il l’indisposer ?

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Etant donné que c’est une location, si Aïdar qui est son interlocuteur depuis le commencement confirme que c’est désormais à Koné Gogé qu’il doit payer, qu’il s’exécute.

Nous voulions l’aider en le mettant en contact avec Koné Gogé mais ca n’a pas été possible. C’est alors qu’ils se sont retrouvés à la justice.  La justice les a envoyés dos à dos. Moi je lui ai produit un document pour confirmer notre position.

Si ces magasins appartiennent à l’état, alors ils sont à la mairie et c’est lui que nous reconnaissons comme locataire. Mais j’avoue que malgré le mot du ministre, sans documents officiels nous ne pouvons rien pour lui aujourd’hui, puisque la preuve du contraire nous a été apportée. Des documents attestent que cet endroit est effectivement la propriété de Koné Gogé.

Propos recueillis par LCD

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