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La Belgique s'apprête à céder une partie de son territoire aux Pays-Bas

La Belgique s'apprête à céder une partie de son territoire aux Pays-Bas lefigaro.fr

 

Difficile d'accès pour la police belge, une bande de terre inhabitée s'est progressivement transformée en zone de non droit. Devenue un casse tête juridique, et après la découverte d'un cadavre sans tête, cette réserve naturelle de 14 hectares va ainsi revenir aux Pays-Bas cette année.

 

Cette fois, le redécoupage des frontières entre les deux pays se fera sans guerre de territoire ni conflit sanglant. Après trente ans de négociation, la Belgique va céder à son voisin néerlandais un morceau de terrain «parce que cela est une question de bon sens», confie au Guardian Marcel Neven, député wallon et bourgmestre de Visé. Le territoire concerné de 14 hectares se situe entre les villes de Visé et Maastricht. Cette partie de la province de Liège, inhabitée et entourée par la Meuse, sera bientôt administrée par les Pays-Bas. Plusieurs facteurs ont mené au redécoupage de cette frontière.

● Découverte d'un cadavre

La découverte d'un cadavre sans tête sur cette zone par des promeneurs hollandais a été un élément déclencheur de la décision d'entériner ce changement de frontière. Pendant trois ans, cette déclaration n'a pas été suivie d'effet. De fait, les passants avaient alerté les autorités néerlandaises. Or, cette zone étant administrée par la Belgique, les autorités néerlandaises ne pouvaient se rendre sur place sans en avertir leurs homologues belges. De même, pour se rendre sur les lieux, la police belge devait en avertir ses collègues hollandais. «Nous avons donc dû y aller en bateau avec tout l'équipement et le procureur, le médecin légiste, le laboratoire judiciaire. Nous devions faire les allers-retours sur l'eau dans des conditions vraiment pas pratiques, indique Jean-Francois Duchesne, commissaire de police belge de la région Basse-Meuse. Nous devions sauter du bateau sur la berge. Il fallait être en forme pour cela», ajoute le commissaire.

● La Meuse a changé de trajectoire

Au fil des années, la Meuse a changé sa trajectoire. Une partie du territoire belge est passée de l'autre côté de la rive, devenant une sorte de presque-île reliée aux Pays-Bas mais coupée de la Belgique. Ce morceau de terre est ainsi devenu difficile d'accès pour la police belge puisque, en cas d'intervention, ils doivent traverser la Meuse. Ils peuvent le faire en bateau mais cette partie du fleuve est difficilement navigable. De leur côté, les Pays-Bas doivent également demander une autorisation à la Belgique avant toute intervention.

● Un no man's land

Progressivement, ces 14 hectares de réserve naturelle se sont transformés en zone de non droit. «On a constaté que sur cette presqu'île il y avait des consommateurs de stupéfiants qui agissent en toute liberté. C'est un no man's land. Les Hollandais ne peuvent pas y aller et nous sommes dans l'impossibilité de pouvoir y accéder parce qu'il nous faut un bateau», a expliqué Luc Manguette, policier de la zone Basse-Meuse à RTLinfo. Ainsi, en l'absence de contrôle de police, cette bande de terre est progressivement devenue une plaque tournante de la drogue.

Les parlements des deux pays devraient approuver cette redistribution du territoire cette année. Un événement historique puisque le dernier redécoupage de frontière avait eu lieu en 1843.

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