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Editorial: En avant pour l’émergence !-Venance Konan

Editorial: En avant pour l’émergence !-Venance Konan fratmat.info

 

Ça y est ! Le pays peut reprendre sa marche normale. Depuis au moins une semaine, chacun faisait son propre remaniement dans son salon ou dans les maquis, en fonction des personnes qu’on aime ou non. On faisait sortir du gouvernement celui ou celle que l’on n’aime pas et l’on y faisait entrer celui ou celle que l’on porte dans son cœur.


Et pendant ce temps, nous avions presque tous arrêté de travailler.

Depuis hier, le nouveau gouvernement est connu et ceux qui espéraient en être membres et qui n’y ont pas été appelés peuvent désormais s’éloigner de leurs téléphones ou les éteindre. Bien entendu, comme c’est le cas à chaque fois que le gouvernement change, il y aura les déçus et les heureux. Toujours en fonction de ceux que l’on aime ou non. Pour l’essentiel, l’on peut dire qu’il n’y a pas eu de grand chamboulement comme certains l’avaient prédit.

Faut-il s’en étonner ?

L’on se souvient qu’au lendemain de sa réélection, le Président de la République avait félicité tous les membres de son gouvernement, et annoncé son intention de continuer avec eux. Ne dit-on pas que l’on ne change pas une équipe qui gagne ?

Si aujourd’hui nous nous félicitons de l’état de notre pays, avec ces grands travaux qui en ont changé le visage, avec cette croissance que l’on nous envie et qui attire de plus en plus d’investisseurs, c’est bien grâce au travail de cette équipe. Bien sûr, nous avons tous constaté que certains ministres ont perdu leur portefeuille, que d’autres ont changé de poste, mais cela ne signifie nullement qu’ils ont démérité. Du reste, qui sait quelles nouvelles missions leur seront à nouveau confiées par le Chef de l’état ?

Pour notre part, nous adressons nos félicitations à tous les ministres, aussi bien aux sortants qu’à ceux qui restent ou font leur entrée au gouvernement.

Que cette nouvelle équipe sache cependant qu’elle n’aura pas d’état de grâce. D’abord parce que pour l’essentiel, il s’agit de ministres qui restent à leurs postes, si bien qu’ils n’auront pas besoin de chercher leurs marques ou former un cabinet, mais surtout parce que le temps passe vite et que les Ivoiriens sont exigeants et impatients par nature. Ils voient le niveau que leur pays a atteint en moins de cinq ans, après être parti d’où il était, à la suite de la gestion calamiteuse des refondateurs et de la crise post-électorale.

Aujourd’hui, ils en demandent plus. De nombreux emplois ont été créés; des routes, des ponts, des écoles, des centres de santé ont été construits, des centaines de localités ont été raccordées à l’électricité et à l’eau potable. Les Ivoiriens ne regardent plus ce qui a été fait. Mais plutôt ce qui reste à faire. Ils n’ont peut-être pas tort.

Si nous avons toutes les raisons d’être fiers du travail accompli par notre gouvernement et surtout par notre infatigable Président, nous ne devons pas tomber dans l’autosatisfaction qui pousse à baisser les bras. Si les états frères de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont demandé à notre Président de conduire les destinées de cette organisation, c’est bien parce qu’ils apprécient le travail qu’il a accompli dans son pays et aussi lorsqu’il dirigeait la Communauté économique des états d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Plus que jamais, nous devons retrousser nos manches et travailler davantage pour que la promesse de l’émergence en 2020 soit une réalité. Le travail accompli durant ce premier mandat nous prouve que cela est possible. Soyons toujours fiers de ce qui a été fait, mais regardons surtout ce qui reste à faire pour nous y attaquer de toutes nos forces.

Le Président a promis, lors de sa campagne électorale, de faire naître un Ivoirien nouveau. Les membres du gouvernement, de par leurs positions de leaders, doivent être les premiers à incarner cet Ivoirien nouveau qui rimera avec intégrité et amour du travail bien fait. Et leur exemple devra irradier toute la société ivoirienne. Le monde est devenu complexe. De nouveaux défis et menaces apparaissent chaque jour.

Le chemin qui conduit à l’émergence est plein de promesses mais semé d’embûches. Chacun de nous doit en être pleinement conscient et développer de nouvelles valeurs qui auront pour noms travail, intégrité, compétence.

Il nous suffit de regarder les pays qui ont émergé ou sont sur le point de le faire pour comprendre les efforts qui nous sont demandés et les valeurs que doivent porter les peuples et leurs leaders.

Les pays émergents sont ceux des peuples travailleurs et des dirigeants qui cultivent la vertu.

Venance Konan

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