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Le débrief: C’est quoi ton 11 avril ?…

Le débrief: C’est quoi ton 11 avril ?… fratmat.info

 

Pour Christine Adjobi, ancienne ministre de Laurent Gbagbo, le 11 avril c’est « la mort de la démocratie mais la vie des démocrates ».

 

Le 11 avril 2011 est derrière nous.

Mais trois ans après, le souvenir de cette date vit en chacun.

Si on en croit les témoignages qui ont été faits tout au long de la semaine écoulée.

Vendredi, le Front populaire ivoirien (Fpi) a organisé une journée de commémoration. A cette occasion, plusieurs figures de ce parti ont raconté ce qu’ils ont vécu et ce que leur inspire cette date.

Pour Christine Adjobi, ancienne ministre de Laurent Gbagbo, le 11 avril c’est « la mort de la démocratie mais la vie des démocrates ». Arrêtée avec l’ancien Chef de l’Etat, la ministre explique comment elle s’est retrouvée chez les Gbagbo: « …ma fille qui voulait voir sa tante, madame Gbagbo, a demandé qu’on se rende chez elle. J’ai donc appelé à la résidence pour signaler notre arrivée. Après le déjeuner avec le couple présidentiel, nous nous apprêtions ma fille et moi à regagner notre domicile quand des gardes du corps nous ont déconseillé de rentrer chez nous parce que, disent-ils, la résidence est encerclée par les rebelles ».

Le président du Fpi, lui, explique l’attitude de Laurent Gbagbo avant son arrestation, à cette date. Vendredi, Pascal Affi N’Guessan a notamment déclaré: « le Président Laurent Gbagbo a fait un choix. Il a fait le choix de la résistance contre la capitulation. Même sous les bombes, le Président Laurent Gbagbo n’a jamais perdu de vue sa responsabilité vis-à-vis du peuple de Côte d’Ivoire, vis-à-vis de l’Afrique. Bien sûr, il nous a donné une leçon de courage exceptionnel ».

Pour l’actuel ministre de l’Intégration et des Ivoiriens de l’extérieur, le Fpi « manipule les faits » qui ont conduit au 11 avril 2011. Pour Ally Coulibaly, le 11 avril est la « fin d’un long cauchemar ». Il explique que c’est le refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir après les élections qu’il a perdues qui a conduit à la crise post-électorale. « Ceux de nos frères du Fpi persistent à pratiquer la surenchère en manipulant les faits. Malgré tout le mal qu’ils ont fait au pays, ils sont inaccessibles au remords », a-t-il déclaré lors d’une table-ronde de commémoration, vendredi.

Le président de l’Assemblée nationale n’a pas fait de sortie publique, à l’occasion de cet anniversaire. Mais Guillaume Soro, en première ligne au moment des faits, n’oublie pas la date du 11 avril 2011. Dans un court message posté samedi sur son blog officiel, M. Soro écrit: « Chers Tous, en ce jour important pour les uns ou pour les autres (c’est selon), j'ai décidé d'être dans le recueillement et en privé ».

Et vous, que vous inspire le 11 avril 2011 ? Quelles leçons en avez-vous retenues ? Trois ans après, que dire…pour le bien du pays et de tous ? Bon début de semaine à toutes et à tous !

Barthélemy KOUAME
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