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Le débrief: Et la crise devient mondiale !

Le débrief: Et la crise devient mondiale ! fratmat.info

 

Pour de nombreux observateurs, le regain de mobilisation auquel l'on assiste ces dernières semaines, s’explique par cette nouvelle donne: l’Ebola est une maladie qui attaque les humains, partout où ils se trouvent, qui qu’ils soient.

 

On croyait avoir affaire à « une maladie de pauvres dans des pays pauvres ». Bien sûr, l’expression n’est pas de nous. Elle provient d’une personnalité de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et a été reprise par le journal français Sud-Ouest. Désormais, les choses sont vues autrement.Mardi, un prêtre espagnol de 75 ans est mort du Virus Ebola à Madrid, capitale de l’Espagne. Il est vrai, l’homme a été rapatrié du Libéria où il travaillait dans un hôpital, mais sa mort sur la terre européenne a semblé changer beaucoup de choses. Si l’Ebola peut toujours être considéré comme « une maladie des pays pauvres » parce que c’est dans ces zones (pour l’instant) que l'on la contracte, elle ne peut plus être cependant « une maladie de pauvres ».

Pour de nombreux observateurs, le regain de mobilisation auquel l'on assiste ces dernières semaines, s’explique par cette nouvelle donne: l’Ebola est une maladie qui attaque les humains, partout où ils se trouvent, qui qu’ils soient. A partir du moment où elle est déclenchée. Samedi, un cas suspect a été découvert et mis en quarantaine dans l’Ouest de l’Espagne. Et cela ne fait que renforcer l’idée que l’Ebola peut se répandre partout dans le monde. Pas seulement en Afrique de l’Ouest d’où elle est partie, il y a cinq mois, ou même sur le continent africain.D’ailleurs ce cas suspect espagnol n’est pas le premier dans ce pays, qui compte déjà un mort. Plusieurs autres ont existé auparavant et ils ont été déclarés négatifs. Mais ce dernier inquiète beaucoup les autorités espagnoles. « Il s'agit d'un patient dont le cadre clinique et épidémiologique pourrait correspondre à cette maladie », affirment-elles en effet.

En France, on a pris le taureau par les cornes. Les autorités sanitaires ont implanté neuf centres pouvant traiter la maladie. De Lille à Marseille, en passant par Paris, et de Bordeaux à Strasbourg, en passant par Lyon, la France semble vouloir quadriller son territoire afin d’avoir la réaction la plus rapide en cas de déclenchement de la maladie. Selon une note diffusée par le ministère de la Santé, elle explique que bien qu’il n’y ait pas encore de cas déclaré, le pays n’est pas à l’abri d’une « importation » de la maladie. C’est d’ailleurs pourquoi, le dispositif des neuf centres déjà créés est susceptible d’évoluer », précise la note.Africains, Européens, Américains…semblent donc unis pour combattre ce mal. Même si selon des Ong, les efforts sont encore très insuffisants, beaucoup pensent que la volonté est présente de part et d’autre. Lundi, l’Oms a autorisé l’utilisation à grande échelle d’un médicament expérimental.

Alors même qu’il n’a pas encore été « homologué », comme cela se fait d’habitude. « Devant les circonstances de l'épidémie,…le comité a abouti au consensus estimant qu'il est éthique d'offrir des traitements non homologués dont l'efficacité n'est pas encore connue ainsi que les effets secondaires, comme traitement potentiel ou à titre préventif », a-t-elle expliqué.On peut penser que cette organisation, à but non lucratif, veut influer sur la décision de toutes les composantes de la chaîne d’édition d’un médicament. Vu que l’une de ces composantes et non des moindres, en l’occurrence l’industrie pharmaceutique, ne semble pas encore percevoir l’opportunité d’un marché rentable. Selon le haut placé de l’Oms cité plus haut, le médicament expérimental est issu « des investissements des gouvernements ». Mais il faudra maintenant investir davantage car les étapes finales relèvent de l'industrie pharmaceutique, a-t-elle ajouté.Bonne semaine à toutes et à tous !

Barthélemy KOUAME
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