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Prisca Marceleney, comédienne : Elle fait son cinéma

Prisca Marceleney, comédienne : Elle fait son cinéma topvisages.net

 

Prisca Marceleney a réalisé son rêve de devenir actrice, grâce au film “Caramel” d’Henri Duparc. Depuis, la belle est devenue une figure connue du cinéma ivoirien et s’est lancée dans la production. Après “La villa d’à côté”, elle vient de signer le prochain film sous le titre “L’amour en bonus”.

 

Nous avons profité de cette causerie pour en savoir un peu plus, côté jardin, sur l’actrice qui s’est mariée, il y a tout juste un an. 

C’est dans la série Sida dans la cité 3 que Prisca Marceleney a tenu son tout premier rôle devant une caméra. Pour la jeune femme, c’est la réalisation d’un rêve qui date des années collège. Après le Bac, en 2000, Prisca participe à une audition au Palais de la culture et intègre ainsi l’Actor Studio de Sidiki Bakaba. Elle y apprend le théâtre, pendant un an, en compagnie d’autres jeunes comédiens comme Kané Mahoula, Beugré Djep, Mike Danon… Plus tard, elle s’inscrit à l’école de théâtre de l’Insaac où elle passera 4 ans. Avant d’être découverte par Alexis Don Zigré qui lui donne son tout premier rôle dans la troisième saga de Sida dans la cité. Avec son joli minois et un jeu plaisant, Prisca réussit à capter l’attention d’un autre réalisateur, l’immense Henri Duparc. Ce dernier la distribue dans le film Caramel où elle tient le rôle principal. Ce film la rendra célèbre. Aujourd’hui, la jeune femme qui vit entre Paris et Abidjan est devenue une productrice. Son nouveau film L’amour en bonus sort en salles le 19 juillet. Ici, elle nous en parle.

“L’amour en Bonus” est inspiré de faits réels ?

- Je me suis inspirée des comédies romantiques américaines que je regarde. Comme «Coup de foudre à Manhattan» avec Jennifer Lopez. C’est une belle petite comédie romantique d’une heure trente minutes. Une histoire d’amour entre un jeune homme et une jeune femme. L’un part à Yamoussoukro voir son père. Et l’autre y va pour fêter son anniversaire. Leurs chemins se croisent. Et imaginez la suite. Le film est disponible à partir du 19 juillet. Il sera à l’affiche au cinéma la Fontaine de Sococe. Il sera disponible en Côte d’Ivoire, au Tchad et dans la sous-région. On invite tout le monde à venir le voir. J’ai écrit le scénario. Le film a été réalisé par Jacques Tra Bi (son époux : ndlr). Les premiers rôles sont tenus par Kané Mahoula, Ben Salif, Laure Gagou et moi-même. Il y a eu la participation de Norbert Etranny, Pélagie Béda… 

• Un film qui parle d’amour. Tu dois être une amoureuse ?

- Oui, je suis une amoureuse de l’amour. Je pense que l’amour c’est ce qui fait tenir. Il permet de tout faire. Quand on fait quelque chose, c’est parce qu’on est motivé. Et l’amour est le moteur de toute chose.

• La beauté est un atout que tu mets en avant dans ta carrière ?

- Merci pour les compliments, je ne savais pas que j’étais belle… (Elle rit). Pour moi, la beauté d’un acteur est dans son jeu. Un acteur, on le trouve beau quand il rend bien son texte…

• Mais dans ton cas…

- (Un peu embarrassée). Est-ce qu’il existe une femme qui ne soit pas belle ? Je ne crois pas. La beauté physique est juste un plus. Pour faire du cinéma, il faut déjà avoir la fibre d’acteur. Tu peux être naturellement beau, mais on peut te rendre laid avec du maquillage pour les besoins d’un rôle. Sinon, ça sonne faux ! Par exemple, pour jouer le rôle d’une clocharde dans un film, Halle Berry a été obligée de ne pas se laver pendant une semaine ! Les gens la trouvaient tellement belle qu’ils ont dit qu’elle ne pouvait pas camper ce rôle. Elle a dû se délaisser, pendant une semaine. Etre jolie à l’écran, c’est bon. Mais ça ne suffit pas pour faire du cinéma. 

• Serais-tu prête à jouer nue ? 

- Si j’aime le scénario. Et si l’histoire en vaut le coup, je le ferais.

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• Ton mari va se fâcher !

- Je ne crois pas. Il est réalisateur, lui. S’il pense que l’histoire le mérite, il acceptera. Par contre, le nu pour le nu, je n’accepterais pas. Dans un film, quand on raconte l’histoire de deux amoureux, on le voit déjà dans leur jeu lorsqu’ils se parlent… 

• Quand on est amoureux, on s’embrasse, on fait l’amour ! 

- Je suis d’accord ! Mais là, ce sont des rôles. Ce n’est pas réel. En tant qu’acteurs on a le devoir de donner une réalité. Il faut que ça donne l’impression d’être vrai pour le téléspectateur. Maintenant, il y a des secrets de tournage qu’on ne peut pas dévoiler. Moi, je n’ai jamais joué nue, mais je suis convaincue que ça doit être la scène la plus difficile à tourner.

• C’est vrai ?

- Oui. C’est comme embrasser un autre acteur. Ce n’est pas ton compagnon de tous les jours. Mais dans ton esprit, tu te dis que tu joues un rôle. Et on a un devoir vis-à-vis du spectateur. Si c’est faux, tu te fous de sa gueule et il va s’en apercevoir. Dans un film, si on vous montre du nu pour du nu, ça va vous choquer. Mais si on vous montre du nu, parce que c’est utile, vous ne le verrez même pas. J’ai vu un film de Meryl Streep où elle était atteinte d’un cancer en phase terminale. Elle joue nue, la peau sur les os. Quand j’ai vu le film, j’avais les larmes aux yeux, parce que j’étais prise par son jeu. 

• OK. Tu t’es mariée dernièrement. A la surprise générale… 

- Ouais, grâce à Dieu, je me suis mariée. En tant que femme, c’est bon d’être mariée. Et, en plus, dans mon métier, j’ai vraiment besoin de quelqu’un à mes côtés. Parce que ça stabilise. Chaque fois que tu sors, tu sais qu’il y a quelqu’un à la maison qui t’attend. Il faut que cette personne soit toujours à tes côtés, prête à partager ta vie. Et Dieu merci, j’ai eu cette personne. 

• Sauf que la personne en question ne vit pas ici ! 

- Elle n’est pas ici, mais on se voit régulièrement. Là, je suis à Abidjan à cause du boulot. Je vis à la fois ici et là-bas. Je suis venue parce qu’on prépare la sortie de L’amour en bonus et le tournage d’un autre film en août.

• Dans quelles circonstances vous êtes-vous rencontrés ?

- C’est après le tournage de La villa d’à côté. J’étais partie en France, pour rencontrer un de nos partenaires. C’est là qu’on s’est vu la première fois.

• “Coup de foudre à Manhattan” ?

- (Rires). Moi, je ne le connaissais pas. Mais lui, me connaissait pour m’avoir vue jouer dans «Caramel». On a discuté, on a mangé un coup et puis on est resté en contact. 

• C’est tout ?

- (Elle rit). Le reste s’est fait tout seul. On a pris le temps de se connaître. Et puis, voilà… 

• Ton mariage a dû faire quelques malheureux ? 

- (Elle rit encore). Je ne sais pas. Mais avant que je sois mariée, je vivais avec quelqu’un. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai toujours vécu cachée, mais je n’ai pas été confrontée au fait que les hommes me courent après, ou me proposent de l’argent pour avoir mes faveurs. C’est vrai que le film Caramel m’a fait connaître, mais après, personne n’a eu l’occasion de me croiser. Seulement, j’ai eu une fois le coup de fil d’un journaliste qui m’a dit qu’une personnalité voulait me rencontrer. Je lui ai demandé de dire à ce dernier que ça ne m’intéressait pas. Il était étonné qu’une femme puisse dire cela à un homme qui se dit plein aux as. Ce n’est pas mon truc. Moi, je fais mon chemin tout doucement. En plus, mon éducation chrétienne ne me permet pas cela. Je suis une catholique, baptisée et confirmée. Je me suis mariée d’ailleurs à l’église.

• Ah ! tu sais qu’à l’église on ne divorce plus ?

- Oui. Mais on ne se marie pas dans l’intention de divorcer. C’est vrai que ça peut arriver. Mais je touche du bois. 

• OK. Dans ta vie, est-ce que tu as dû consentir des sacrifices pour en arriver là ? 

- Oui. J’ai arrêté mes études à cause du cinéma. Pour cela, mes parents m’en ont voulu au début. Mais après, ma mère a expliqué à mon père qu’il fallait qu’ils me laissent faire ce dont j’avais envie. Parce qu’après le Bac, j’ai arrêté carrément d’aller à l’école. Maintenant, ça va. Mes parents m’ont compris. D’ailleurs, quand je les ai invités pour la première de Caramel, mon père a pleuré. Il est très sensible.

Par François Yéo

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