Menu
RSS

Viol: "33% des cas perpétrés au cours de braquages à domicile", selon Anne Ouloto

Viol: "33% des cas perpétrés au cours de braquages à domicile", selon Anne Ouloto fratmat.info

 

Ce bilan dévoilant l'impact négatif des violences faites aux femmes, précise: "33% des viols sont commis sur des mineurs de 10 à 18 ans, avec 3 cas sur des bébés de 0 à 5 ans..."

A l'instar du monde entier, la Côte d'Ivoire commémore, ce 25 novembre, la Journée internationale de l'élimination des violences faites aux femmes. A cette occasion, Anne  Désirée Ouloto, ministre de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l'Enfant, a  révélé  dans un communiqué produit à cet effet: "  23% des viols sont collectifs pendant que 33% sont perpétrés au cours de braquages à domicile."

Ce  bilan dévoilant l'impact négatif des violences faites aux femmes, précise: "33% des viols sont commis sur des mineurs de 10 à 18 ans, avec 3 cas sur des bébés de 0 à 5 ans et 5 cas sur des garçonnets". Et que sur l'ensemble du territoire national, "865 cas de violences, dont 261 viols, 221 agressions physiques, 312 dénis de ressources, etc.", sont également enregistrés. Ce rapport de 2013 a été produit par la Coordination nationale de lutte contre les Violences basées sur le genre (Vbg), en collaboration avec le Fonds des nations unies pour la population (Unfpa).

Le taux de violences subies par les femmes (agressions physiques et sexuelles, viols, mariages précoces ou forcés, mutilations génitales féminines...) varie d'une ville à une autre, a souligné Mme Ouloto. "Sur la même période, les villes d'Abidjan et de Bouaké remportent la palme des agressions avec 40 cas, suivies de Daloa (31 cas), Duékoué (28 cas), San Pedro (23 cas), Man (20 cas), Danané (19 cas) et Yamoussoukro (16 cas), pour ne citer que ces villes", a-t-elle déploré.

Cette année, la Côte d'Ivoire célèbre la 23e édition de l'élimination des violences faites aux femmes. Elle sera, comme toutes les autres fois, ponctuée d'activités sur une période de 16 jours (25 novembre au 10 décembre). "Intensifier la sensibilisation dans la lutte et trouver un prétexte pour capter les regards du monde sur ce phénomène qui constitue une grave violation des droits humains", sont entre autres les objectifs visés par les Nations unies en initiant ces journées depuis 1991.

Isabelle Somian
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Retour en haut