Menu

dailymotion-icon-jpg

Je me suis fait bais** et me retrouve à poil: il pose nu pour dénoncer l'attitude de sa banque, son appel est entendu

Je me suis fait bais** et me retrouve à poil: il pose nu pour dénoncer l'attitude de sa banque, son appel est entendu sudinfo.be

 

Daniel Cavert s’est battu pendant huit ans pour son magasin de motos situé à Guéret, dans la Creuse. Aujourd’hui il est sur la paille. Après avoir subi 18 mois d’un redressement judiciaire fiscal causé par sa banque, raconte-t-il, une liquidation judiciaire lui prend tout. Du coup il a poussé une gueulante sur Facebook. Son post a touché près de 4 millions d’internautes.

 

« Je n’ai pas contacté le site « Jacquie et Michel »… mais grâce à la Banque Populaire de Guéret, pour moi le résultat est le même… JE ME SUIS FAIT « BAISER », ET JE ME RETROUVE « À POIL » !!!

Ces par ces mots crus qu’André Cavert, revendeur de moto dans La Creuse, a manifesté sa colère et son dépit dans un post Facebook où il explique comment et pourquoi il a tout perdu. Comment à cause de son organisme bancaire sa vie a basculé, et comment il se retrouve, à 59 ans sans son gagne-pain, sa seule source de revenus. Après avoir géré son commerce et cotisé pendant 35 ans, il n’a même pas droit au chômage écrit-il sur sa page Facebook.

L’histoire commence il y a 10 ans, quand il change de banque. Il ouvre un compte professionnel à La Banque Populaire de Guéret. Les bilans financiers sont positifs, Daniel a du patrimoine immobilier, et «zéro euro de crédit». explique LCI.

Tout va bien. Sauf qu’en 2008, la banque lui indique qu’elle lui supprime son autorisation de découvert. « Or pour tous les commerçants qui vendent un produit à forte valeur ajoutée, c’est vital », explique Daniel. « On a besoin d’avoir du stock en magasin : c’est ce qui attire les clients et ce qui fait vendre. » Daniel ne comprend pas. Il écrit un courrier. L’agence de Guéret renvoie la responsabilité à celle de Limoges, au siège régional. Daniel s’adresse à Limoges. Qui renvoie la décision à Guéret… Et les choses traînent. « Au bout d’un mois, j’ai saisi le médiateur du crédit à la Banque de France », se souvient-il. « Il m’a donné raison, et la banque a rétabli l’autorisation de découvert. »

Les affaires reprennent mais tout bascule encore par la suite. Sa banque lui coupe ses crédits sans le prévenir. Le plus ahurissant ? Ce sont ces fournisseurs qui le préviennent car ses chèques sont refusés, ses paiements ne passent pas… Un cercle vicieux commence précise encore LCI. Les fournisseurs de Daniel Cavert lui font faux bond et il se retrouve alors en déficit de 28.000 euros…

L’homme tente une médiation avec sa banque, les crédits repartent puis sont une nouvelle fois fermés sans raison apparente. Après 5 médiations Daniel Cavert, qui a commencé à perdre une bonne partie de ses clients est épuisé. Il prend un avocat réputé, monte un dossier de 190 pages, mais les choses prennent du temps. Il faut 8 mois pour la banque soit assignée au tribunal de commerce de Guéret. Les choses traînent encore : la première plaidoirie arrive 18 mois plus tard en janvier 2016… « On s’achemine vers le 10e renvoi » explique encore Daniel Cavert à LCI.

Entre-temps, sa banque lui a clôturé son compte. Il est donc obligé de se lancer dans une procédure de redressement judiciaire. « Je suis victime d’une justice à deux vitesses : d’un côté, je fais face à un redressement judiciaire qui va très vite. Et de l’autre, je suis en conflit avec la banque, dont l’issue pourrait me sauver, mais qui traîne. »

Il a même écrit à François Hollande, au Premier ministre, au Garde des Sceaux, en demandant que justice soit faite. « Je n’ai eu aucune réponse. Cela fait 8 ans que je me bagarre, que j’essaie d’alerter tout le monde, de l’élu local au président. Personne ne m’a jamais entendu. »

Le 30 septembre, Daniel a été placé en liquidation judiciaire. « Cette histoire a foutu ma vie en l’air, j’ai perdu mon magasin, je vais perdre ma maison, je me suis séparé car cela a eu des incidents sur ma vie de famille… » La semaine dernière, le liquidateur a fait changer les serrures de son magasin. Avant de partir, Daniel a eu l’idée de son post Facebook en placardant des affiches jaune fluo, et en se prenant ensuite en photo devant, nu…

Près de 4 millions de vues ! Son post a fait réagir des milliers de gens qui lui ont manifesté leur soutien. Un tout petit réconfort quand on vient de perdre toute une vie de travail…

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Retour en haut

Monsaphir Internet-TV

Côte D´Ivoire (Elfenbeinküste)   

Port-Bouët Sogefiha 
12 BP  2560 Abidjan 12
 
Tél :  00225-01 37 90 86

 

Allemagne (Deutschland)

Postfach 10 27 03
45027 Essen
Deutschland

Tél : 0049-15210257642
monsaphir.com
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.