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Urbainement vôtre-«Afrique de l'Ouest : votre ville change, et vous ?»

Urbainement vôtre-«Afrique de l'Ouest : votre ville change, et vous ?» jeuneafrique.com

 

De Dakar à Abidjan, en passant par Lomé et Niamey, toutes les métropoles ouest-africaines, sans exception, ont changé. Et elles continuent de se transformer.

 

Aéroports, autoroutes, centres commerciaux… Les grues ont envahi le paysage. Partout, on vit au milieu des travaux. Bamako, qui, il y a quinze ans, ressemblait encore à une grosse bourgade, vient d’agrandir son aéroport et dispose d’une cité administrative, d’un quartier d’affaires (ACI 2000), de voies rapides. Niamey se dote d’échangeurs et de boulevards périphériques. En attendant que son nouvel aéroport soit opérationnel, Dakar planche sur son projet de Cité des affaires de l’Afrique de l’Ouest, tandis que, dans sa grande banlieue, une ville nouvelle prend forme.

Au-delà de ces grands projets menés par les États, maires et élus locaux de l’espace UEMOA ont décidé de réfléchir ensemble aux priorités d’aménagement des villes et de prendre à bras-le-corps les problèmes urbains du quotidien, ceux de l’habitat, des transports, de l’assainissement et de l’insalubrité.

Il était temps.

Pendant plus de vingt ans, des années 1980 au milieu des années 2000, victimes d’une explosion démographique et d’une urbanisation anarchique, la plupart des métropoles ouest-africaines étaient au bord de l’asphyxie. Sales, défigurées et inadaptées à la taille de leurs populations comme à leurs modes de vie.

Un exemple ?

L’agglomération d’Abidjan, passée de 1,4 million d’âmes en 1980 à 4,7 millions aujourd’hui. Dès la fin des années 1980, les immeubles modernes du Plateau côtoyaient des quartiers insalubres. Déjà, les « belles » avenues étaient squattées par les commerces informels et croulaient sous d’interminables bouchons. Déjà, la ville n’avait plus rien à voir avec la carte postale des années 1970, quand les espaces verts invitaient à la détente et les bords de la lagune aux promenades vespérales.

La décentralisation est évidemment l’une des clés pour maîtriser l’évolution urbaine 

La décentralisation est évidemment l’une des clés pour maîtriser l’évolution urbaine. Et l’attention doit se porter sur les villes moyennes, qui désengorgent les grandes métropoles. Le président ivoirien Houphouët-Boigny l’avait compris très tôt en lançant la construction d’une nouvelle capitale « sur le modèle de Brasilia » : Yamoussoukro était née, avec l’objectif de rééquilibrer et de diversifier le maillage urbain.

Enfin, la question n’est plus de savoir à quoi ressemblera la ville de demain, mais qui seront ses habitants. C’est l’une des raisons d’être du Conseil des collectivités territoriales de l’UEMOA depuis sa création, il y a cinq ans : « Prendre davantage en compte les préoccupations des populations dans les politiques et programmes communautaires de développement. » Repenser la ville aujourd’hui, c’est se rapprocher de l’humain. Loin de ces rues où « les klaxons hurlent des heures vides », comme le déplorait déjà en son temps Léopold Sédar Senghor, c’est aussi revenir aux fondamentaux africains.

Le pari semble réussi.

Selon l’« Étude des perspectives à long terme en Afrique de l’Ouest à l’horizon 2020 » (WALTPS), menée par le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest et l’OCDE, la part d’Abidjan dans la population urbaine des villes ivoiriennes de plus de 100 000 habitants est passée de plus de 83 % en 1980 à moins de 48 % aujourd’hui. Un « rééquilibrage » que l’on observe dans les autres pays de l’espace UEMOA, où l’urbanisation finit par atténuer la macrocéphalie des villes-capitales.

François-Xavier Freland

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