Un risque de fissure détecté sur les ailes de plusieurs Airbus A380

L'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a rapporté le 5 juillet un risque de fissure sur les ailes de certains avions A380. Vingt-cinq appareils d'Airbus devront être inspectés.

Le régulateur aérien européen fait part d’une anomalie sur l’Airbus A380. Vendredi 5 juillet, l’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a publié une notification de sécurité en rapportant un risque de fissure sur les ailes de certains appareils du modèle très gros-porteur. Le problème aurait été directement rapporté par l’industriel européen.

25 appareils potentiellement concernés

Le risque de fissures décrit par l’AESA concerne les longerons des ailes de l’A380. “Plusieurs occurences de cas de fissures ont été rapportées dans les zones concernées du longeron arrière extérieur de l’aile sur des avions A380 en service”, décrit le gendarme aérien dans son bulletin. “Cette condition, si elle n’est pas détectée et corrigée, pourrait réduire l’intégrité structurelle de l’aile”, poursuit l’AESA.

Selon l’AESA, 25 appareils A380 pourraient être concernés par ce risque sur 234 appareils actuellement en service à travers le monde. Deux d’entre eux sont opérés par Air France, neuf par Emirates, six par Lufthansa et un seul par Hifly. Les A380 impliqués ont été livrés entre août 2004 et juin 2007.

L’AESA recommande des inspections

Les appareils en question ne sont pas interdits de vol. L’AESA recommande toutefois une inspection externe et interne aux ultrasons des ailes. Ces examens pourront donc entraîner une interruption de service de quelques jours.

L’AESA précise qu’il s’agit “d’une action provisoire, limitée aux 25 ensembles d’ailes les plus vieux”. “Sur la base des résultats des inspections, d’autres directives de navigabilité pourraient suivre pour des appareils additionnels en service”, ajoute l’agence.

Ce n’est pas le premier problème détecté sur les ailes des A380. En 2012, l’AESA avait déjà demandé des inspections et des réparations sur les voilures pour un problème de micro-fissures. La réparation de l’anomalie avait coûté plus de 100 millions d’euros au constructeur aéronautique.