Coup de tonnerre... cinglant recadrage du commissaire du gouvernement : le constat de police n'est pas payant

 Affaire dépôt et retrait de plainte à la gendarmerie et à la police. Le Commissaire du Gouvernement insiste, persiste et signe: On ne paie absolument rien.

Suite à des informations faisant état de ce que Policiers et Gendarmes exigeaient le paiement d'une somme d'argent pour formuler ou retirer une plainte dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie, le Commissaire du gouvernement près le Tribunal Militaire d'Abidjan a convoqué à une séance de travail le lundi 11 Novembre 2019 à 10h à son bureau le représentant de l'Inspection Générale des Services de Police, le Commissaire Divisionnaire de Police KAMBOU, le représentant du Commandant de la Légion de Gendarmerie Territoriale, le Lieutenant-Colonel BROU Jean-Claude et le Commissaire Divisionnaire Major de Police représentant de la Direction Générale Adjointe chargée de la Police Judiciaire.

Aux termes de cette séance de travail, le Commissaire du Gouvernement a demandé aux différents patrons de gendarmerie et de la police nationale de lui dire si des textes, des circulaires ou des notes de service rendent payants les dépôts ou retraits de plainte. Tous ont répondu par la négative.

En un mot comme en mille, aucun citoyen ivoirien ou non vivant en Cote d'Ivoire ne doit payer le moindre centime pour porter ou retirer une plainte; on ne doit ni payer pour constats d'accident ni dans une procédure de découverte de cadavre. On ne doit rien payer. C'est gratuit.

Les armées ont fêté les 59 ans, anniversaire marqué la cohésion des Armées, l'adhésion du Peuple à son armée et le rapprochement de la population à leur Force de l'Ordre.
Ces agissements de certains éléments qui exigent de payer de l'argent pour poser ou porter des plaintes sont contraires à la loi et complètement attentatoire à l'honneur des forces de l'ordre..
Tout policier ou gendarme qui exige et percoit de l'argent d'un plaignant sera sévèrement sanctionné. Pour y parvenir, la lutte contre ces agissements doit faire l'objet de plainte.

Le Commissaire du Gouvernement a instruit des inspecteurs de la police et de la gendarmerie aux fins de démasquer ces délinquants qui ternissent l'image de nos braves policiers et gendarmes.
Des informations sont également parvenues au Chef du parquet militaire faisant état de ce qu'à la suite de rafles, des policiers exigent le paiement d'une certaine somme d'argent avant la libération des raflés. Si ces informations sont avérées, il s'agit de graves violations des Droits de l'Homme, intolérable et insupportable dans un pays de droit comme la Cote d'Ivoire.

Par conséquent, le Contre-amiral invite tout citoyen, victime de ces abus à saisir le Parquet militaire qui a déjà ouvert une enquête sur ces faits.
Selon des responsables de la Gendarmerie et de la Police que le Commissaire du Gouvernement a entendu ce matin, les chefs sont au courant mais le problème est que sans plainte des victimes, nous n'avons aucune preuve disent-ils.

C'est pourquoi le Commissaire du Gouvernement demande à ceux à qui on exige de payer pour les plaintes ne s'enferme pas sur eux mais de porter plainte soit à l'Inspection Générale des Services de Police à la Tour C au Plateau contre les policiers, au Commandement de gendarmerie Territoriale à AGBAN ou au parquet du Tribunal militaire d'Abidjan à Cocody Angré.

Ne pas se plaindre et laisser continuer ces agissements, c'est comme les protéger, les couvrir et ce n'est pas civique.

La Police, la Gendarmerie, c'est notre affaire. C'est notre Police, c'est notre Gendarmerie!

Faisons en sorte qu'elles soient republicaines.

Source : Facebook: (Marc Philippe Guary)