Financement des campagnes électorales : La société civile lance un plaidoyer pour l’application de la loi 2004-494 de 2004

« Financement des campagnes électorales en Côte d’Ivoire: aspect légal et pratique » est le thème qui a fait l’objet d’un panel organisé par le réseau ivoirien des Leaders, le samedi 25 août à la, Riviera Attoban.

Objectif, faire un plaidoyer auprès des autorités ivoiriennes pour qu’il soit créé des instruments pour encadrer les financements des campagnes électorale en Côte d’Ivoire.

A cette occasion, Marius Koffi Konan, député Pdci d’Attiégouakro, Brahima Doumbia, secrétaire général adjoint en charge des élections au Rhdp, Issiaka Sangaré, secrétaire général du Fpi et Dr Christophe Kouamé président de CIVIS-CI ont chacun apporté sa contribution et ses propositions pour la mise en place d’un cadre légal pour le financement des campagnes électorales des partis politiques.

« Pour la société civile, le développement économique et social de la Côte d’Ivoire est prioritaire. Et ce développement économique et social doit s’accompagner par un Etat de droit une démocratie efficace et une bonne gouvernance », a exposé Dr Christophe Kouamé.

Et d’indiquer qu’à ce titre, les futures dirigeants qui doivent être sélectionnés pour les élections, leur campagne électorale doivent être financés par l’Etat de Côte d’Ivoire et ce financement doit se faire selon les règles de la loi.

« Nous avons constaté que les lois qui existent et ne sont pas appliquées. Nous lançons avec le Réseau un plaidoyer pour que la Cour des comptes commence déjà à appliquer la loi 2004-494 de 2004. Cela va déjà régler le problème de l’inégalité dans le financement de tous les partis politiques de Côte d’Ivoire. C’est-à-dire ceux au pouvoir et surtout ceux qui sont dans l’opposition », a-t-il plaidé.

Poursuivant, il a annoncé un plaidoyer auprès de l’Etat ivoirien : « Nous pensons que nous devrions faire le plaidoyer auprès du gouvernement pour qu’on applique dans son intégralité la loi 2004 qui est déjà un début de solution d’égalité de financement entre les partis politiques de l’opposition et du pouvoir. Aussi nous appelons la Cour des comptes à régler la partie du contrôle pour qu’encore une fois les plus riches ne soient pas favorisés et qu’il n’y ait pas une distorsion au niveau des élections et que tout le monde soit au même niveau parce que celui qui reçoit de l’argent de la corruption à la fin quand il est élu, il est obligé de rembourser. Et en remboursant, cela met en mal la pauvreté, l’accès à la santé et tous ces éléments de services publics de base par rapport aux populations ».

Alcide Kouamé Yao, président du réseau ivoirien des leaders (Ril), pour sa part a indiqué que l’organisation de ce panel est parti d’un constat : « Ce qui motive cette initiative, c’est que nous avons regardé dans notre arsenal juridique ivoirien. Nous avons constaté qu’il y avait des disfonctionnements dans cet arsenal juridique. Si nous voulons moderniser notre Etat et si nous voulons être au niveau des Etas modernes dans le monde entier, il faudrait que tous les dispositifs d’ordre réglementaire soient effectivement mis en place par notre Etat »

Il y a certaines institutions qui ne sont pas encore créées pour pouvoir contrôler les financements des campagnes électorales en Côte d’Ivoire. Nous nous sommes dit simplement qu’il faut débattre sur la question du financement des campagnes électorales en Côte d’Ivoire afin de contribuer à une meilleure démocratie dans notre pays.

A l’en croire, près le panel, ils vont se tourner vers les organisations politiques et la société civile pour mener une campagne quantitative et qualitative à l’idée de disposer d’un document stratégique avec lequel ils comptent faire un plaidoyer auprès des autorités pour qu’il soit créé des instruments pour encadrer les financements des campagnes électorales en Côte d’Ivoire.

JEAN BAVANE KOUIKA

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