Xavier oublie de payer une facture d’hôpital de 12 euros: aujourd’hui, il est à plus de 1.000 euros de frais d’huissier

En ayant oublié de payer une facture d’hôpital en 2017, Xavier a vu la somme exploser à cause des frais d’huissier.

 

C’était un « bête test » effectué à l’hôpital. Nous sommes alors en 2017. Xavier reçoit, pour ces soins, une facture de 12 euros. « On a reçu une facture d’hôpital de 12€, pour un bête test, et on a oublié de la payer », explique cet habitant de Jodoigne à RTL. Un oubli qui se répète à plusieurs reprises, par négligence mais également à cause de sa situation. « On a reporté un peu, j’étais parfois au chômage à ce moment-là, et ma femme terminait ses études. »

Sauf qu’en laissant traîner cette facture, l’homme voit sa dette exploser aujourd’hui. Car ne récupérant pas l’argent, l’hôpital a fait appel à un huissier en fin 2017. Si Xavier et sa femme règlent finalement la facture de 12 euros en janvier 2018, ils doivent désormais s’acquitter des indemnités de procédure de l’huissier (courriers et factures envoyés au couple). Une somme qui s’élève, à ce moment-là, à 300 euros.

Un montant qui ne sera pas payé et qui voit la dette s’alourdir encore un peu plus : une ‘signification’ (212€), un ‘commandement’ (92€) et quelques devoirs de ‘renseignement’ (10€) sont ajoutés indemnités de procédure. Xavier et sa femme se retrouvent avec une facture de 600 euros. Face à cette situation, l’homme décide finalement de payer ses dettes à l’été 2018, tout en demandant un étalement pour pouvoir payer 50 euros par mois.

« On a commencé à payer, mais c’est vrai qu’on n’était pas réguliers », avoue Xavier à nos confrères. Finalement, le couple ne fera que trois versements entre le 6 juillet 2018 et le 7 février 2019 pour un montant qui couvre à peine la moitié de leur dette totale. Une situation qui pousse les huissiers, n’ayant pas de nouvelles du couple, à passer à la vitesse supérieure. Il est décidé de « procéder à la saisie mobilière avec ouverture des portes le 27 mars 2019 ».

Ce jour-là, un huissier se rend à leur domicile pour effectuer un listing des objets qui pourraient être emportés et vendus afin de couvrir la dette. Sauf que Xavier affirme qu’il a réglé cette dette ce fameux 27 mars. « a reçu la sommation à payer le 12/3, et le 27/3 ma femme faisait le paiement. Ils sont passés le même jour, donc ça a croisé le paiement, mais vu que la date exécutoire n’est que le 28, et qu’ils n’ont eu l’argent que le 29, ils considèrent qu’il y a encore du retard. »

Et les frais sont incombés à Xavier car l’huissier prétend que le paiement a été effectué après la date butoir. Xavier et sa femme voient donc une nouvelle facture de 328 euros arriver sur leur table : saisie-exécution mobilière du 27 mars (161€) qui a mobilisé un serrurier (102€ même s’il n’a pas dû forcer la porte), accompagnée d’autres frais annexes.

Une saisie au domicile est donc organisée pour le 5 juillet. « J’étais parti avec les enfants et la voiture, on était à la plaine de jeux. Et il n’y avait plus vraiment de meubles, je les avais déménagés », explique Xavier qui avait pris les devants. Mais grâce à sa femme, la situation a été bloquée. « Elle m’a appelé en disant qu’elle avait reçu un email. Elle avait contacté l’hôpital récemment pour leur expliquer la situation. Et ça a marché, finalement, ou du moins temporairement. Dans l’email, il est indiqué que la procédure, le dossier nous concernant, est actuellement en suspens.